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Interpellation
« sur l'abandon de la gestion des réfectoires scolaires. »
Céline Christin
le 24 octobre 2005
Dans le journal d'information "La ville express" de juin 2005, nous apprenons que "sur les 11 réfectoires dépendant du service, il n'en reste que cinq gérés directement. Les autres ont été confiés à des entreprises spécialisées." Cette information nous interpelle et nous posons les questions suivantes: Quelle est la situation actuelle? Est-ce un désir de la municipalité de privatiser ses réfectoires? Quels sont les raisons qui ont amené la municipalité à privatiser ces services? À quelles conditions est engagé le personnel qui travaille pour ces entreprises spécialisées (salaires, conditions de travail, ...)? M.Dyens dit que le passage du personnel de la ville à la gestion par une entreprise spécialisée se fait "au fur et à mesure des départs à la retraite des cuisiniers". Il n'y aurait donc pas de licenciement de personnel. Y a-t-il d'autres cas (à part les départs à la retraite) dans lesquels une entreprise spécialisée est engagée? Quel est le statut du reste du personnel employé dans les réfectoires des écoles de la ville (aide de cuisine par exemple)? Qu'advient-il de ce personnel lors de l'engagement d'une entreprise spécialisée? Dans l'article, le chef de service nous annonce que "les exigences actuelles en matière d'hygiène et de santé nécessiteraient une professionnalisation de la gestion de ces structures". La ville considère-t-elle que les cuisiniers et autres personnes travaillant depuis de nombreuses années au sein des réfectoires lausannois ne sont pas des professionnels? Enfin, dans le titre de son article, M.Dyens annonce que "l'abandon de la gestion des réfectoires scolaires représente une économie de 214 000 francs" Comment ces entreprises spécialisées et privées arrivent-elles à des prix inférieurs? Est-ce grâce aux conditions de travail du personnel engagé (par exemple salaire inférieur)? Est-ce grâce à l'utilisation de produits prêts à l'emploi en lieu et place de produits frais?
Cette interpellation n'est pas encore passé devant le Conseil Communal