Questions orales
concernant l'affichage publicitaire dans notre ville.
Diane Gilliard 2006
Question 1:

Ma question s’adresse à M. le directeur des Travaux, en tant que responsable de l’affichage. Certaines ici, certains peut-être aussi, on sans doute vu depuis deux ou trois semaines des affiches de Lausanne-Cités ( je cite intentionnellement le nom du journal). Notamment une, qui représente le torse, le corps d’une femme, sans tête, on lui a coupé la tête, parce qu’elle pourrait penser, peut-être. Mais surtout avec deux seins pigeonnants et la légende suivante: «Deux pièces avec balcon». Certaines de ces affiches ont été déchirées, lézardées. J’en ai parlé avec quelques femmes de mon entourage, j’ai reçu des messages indignés de femmes qui considèrent que c’est dégradant, injurieux et, en plus, d’une extrême vulgarité. Alors ma question:
La Municipalité, ou les services, a-t-elle vu cette affiche au préalable?
A-t-elle réagi, a-t-elle eu des doutes, s’est-elle posé des questions, est-ce qu’il y a eu une discussion?
Qui a décidé?
Oui, c’est une seule question en plusieurs questions! Et qu’en est-il (voilà ma deuxième question) de la réponse au postulat de ma camarade Evelyne Knecht, qui demandait une charte éthique en conformité avec la charte d’Alborg, concernant notamment l’affichage, que la Municipalité a signée?

Question 2 (deux semaines plus tard):

Lors de la dernière séance, j'ai posé une question sur une affiche dégradante pour les femmes, vulgaire ( je ne reprends pas la description, je crois qu’on s’en souvient). Mais enfin vraiment vulgaire. C’est M. Français qui m’avais répondu, en gros, qu’il n’était pas au courant, qu’il partageait (si ma description correspondait à l’objet) mon sentiment, qu’il prenait note. Mais que ça ne relevait pas de ses compétences quand il y avait une affiche litigieuse, c’était de la responsabilité, de la compétence de la Municipalité dans son ensemble. Or, vendredi dernier, passant aux Bergières, au bas du Grey, et au débouché de la Vallombreuse, l’affiche, la même affiche a été recollée au même endroit où elle avait été déchirée, probablement par des femmes indignées. Alors je reprends ma question :
La Municipalité est-elle au courant ?
La Municipalité s’est-elle occupée de la chose ?
Je suppose que non, mais je pose quand même la question, profitant de ce qu’il y a encore trois femmes à la Municipalité, que je peux estimer sensibles à ce genre d’affiches dégradantes.
Qu’en est-il ?
Que va-t-il se passer ?