" Un monde sans grâce, c'est un monde
sans merci, c'est-à-dire sans gratuité.
Un monde totalitaire, dont il ne reste que ce que le commerçant définit comme strictement nécessaire. Un monde où rien ne s'offre et ne se reçoit «gracieusement» , c'est-à-dire gratuitement. Ce champ du don, de la gratuité, de la grâce, c'est celui, précisément, des choix intimes, c'est celui où s'exerce la liberté humaine, et, au fond, la démocratie n'est qu'un système garantissant l'inviolabilité de ce champ.
Sans lui, comme l'affirmait Shakespeare,
on vit comme des porcs. "
Philippe Val