
Membre Collectif vaudois
de soutien aux sans-papiers. |
En 2001, lorsque j'accompagnais une connaissance à la commune de Pully, j'ai été contrôlé par la Police Communale. Celle-ci m'a emmenée au poste pour interrogatoire et après m'avoir fouillée, elle m'a conduit à la Banque et m'a obligée à retirer le salaire et l'épargne de toute ma famille. Notre couple et nos deux enfants, nous sommes restés complètement démunis sans le minimum pour vivre, payer notre loyer, nos cotisations d'assurance maladie, etc. C'est grâce au soutien d'innombrables personnes et à la dénonciation publique du comportement arbitraire des autorités que nous avons pu déposer une demande de régularisation pour « sortir de l'ombre » après plusieurs années de vie et de travail déclaré en Suisse. Mon époux et moi-même avons quitté l'Equateur pour des raisons politiques, mais les autorités fédérales nous ont refusé le statut de réfugiés politiques. Notre seule alternative a été de rester « illégalement » et de travailler pour nourrir nos deux enfants nés à Fribourg en 1991 et 1994. En fait, la politique fédérale en matière d'asile et de migration est une véritable usine à zones grises ou noires, où règnent arbitraire et traitement infrahumain. Les nouvelles lois sur l'asile et sur les étrangers sont discriminatoires et violent les Conventions Internationales. À mon avis, la ville peut faire respecter les Droits de l'Homme et se prononcer clairement contre toute forme de discrimination quant à l'origine, le statut et la situation socio-professionnelle des personnes.
Isabel Baquero Besantes
née en 1966
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