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Dépecée ! Hachée ! ... notre collectivité est attaquée
à coups notamment de diminutions des dépenses publiques. Et ceci sur un air connu, Faire-des-économies (sur le dos des pauvres) et son jumeau discret Baisse-des-impôts (pour les riches).
Fabriquées par Economie suisse, répercutées par ses gogos girls qui gigotent en politique et dans les médias, ces stratégies nont quun but : asphyxier les pouvoirs des collectivités locales ou nationales, faire peur, détruire lespoir.
Mais bas les paillettes, les néo-libéraux! Même le petit chaperon rouge a fini par voir les grandes dents du méchant loup!
Vos prétendues réformes ? Elles signent larrêt de mort de notre démocratie car elles préparent de fait létape suivante : la privatisation de nos services publics. Privatisations qui népargneront aucune communauté, celle de la ville, celle du cantons ou de la confédération.
Imaginons
Si un jour tous ces services (école, hôpital, voirie) se vendent, sachètent et que seuls des actionnaires et leurs Pdg voraces décident de notre quotidien
A quoi bon dès lors un Conseil communal, une Municipalité, et des électeurs (-trices) pour aller voter? Voter sur quoi ? Il ny aura plus même plus dobjet de décision !
Mais nous ne sommes pas de gentilles alouettes !
Souvenez-vous
la première à passer au hachoir de la privatisation, ce fut la poste. Et pourtant, la résistance a été possible, même si alors nous nen étions quaux balbutiements.
En 2002, la poste annonçait la fermeture de 8 bureaux postaux à Lausanne, cétait le premier choc du dépeçage. A ce moment-là, dans certains quartiers, des usages (-ères) se sont mobilisés. Et là où les habitants ont défendu leur office postal
ces bureaux sont restés ouverts !
Nous avons obtenu de petites victoires. Nous avons surtout appris à mieux connaître ladversaire. Et puis
on a bien rigolé! Ces luttes sont aussi des histoires damitié. Nous les poursuivons.
Partout la résistance sorganise, en réseau.
Le service public est notre patrimoine collectif. Il a été voulu et constitué par les impôts et le travail de nos grands parents, de nos parents, de nous-mêmes. Envers et contre tout, nous le transmettrons à nos enfants.
Elisabeth Brindesi
née en 1942
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