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Des catastrophes que l’on ose appeler naturelles dévastent de larges zones du globe; Les licenciements en masse, les délocalisations et les plans «sociaux» se suivent et se ressemblent; Les chiffres de la pauvreté et l’écart entre celles & ceux qui possèdent trop et celles & ceux qui n’ont rien explosent, tant à l’échelle de notre pays qu’à celui de la planète; Les frontières de l’occident se ferment et le racisme fait sa publicité, rappelant de sombres périodes de l’Histoire; Celles et ceux que la flexibilisation n’a pas encore achevé sacrifient tout en espérant désespérément une retraite qui n’est pas prêt d’arriver; L’inégalité des sexes perdure; La protection sociale est attaquée de toute part à coups de statistiques trompeuses; Le système de santé est une plaisanterie; La «nécessité d’assainir les finances publiques» est le prétexte à une croisade insensée pour l’exclusion; Les banques croulent sous les produits de l’évasion fiscale et l’argent des dictatures; On a peur de faire payer des impôts aux très riches; Les actionnaires n’ont jamais autant gagné d’argent (et les autres autant perdu). L’information est réduite aux publi-reportages…
Comment se fait-il qu’une majorité des citoyens continue à donner leur voix aux responsables de ce désastre, que peu ont intérêt, en définitive, à voir s’étendre ? Et qui est «peu», d’ailleurs, que je lui dise deux mots ?
Niels Wehrspann
né le 22 août 1974
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