Interview de Alain Hubler
Pourquoi te présenter à la Municipalité et quelles sont les priorités que tu veux défendre ?
Pour défendre une véritable démocratie participative de « bas en haut ». Cependant, en tant que syndicaliste actif, je crois à l’action et au pouvoir de chacun plus qu’à la « dirigence » de quelques élus plus ou moins inspirés.
Mes priorités s’inscrivent dans le cadre d’une ville humaine pour toutes et tous d’un point de vue social, écologique et urbanistique.
Tu crois qu’il est possible de changer la vie à travers une participation dans les institutions ?
Il n’est pas possible de changer la vie en participant aux institutions telles qu’elles sont. Il est cependant possible de changer des bouts de vie et ce n’est pas négligeable ! De manière générale, il faut maintenir et développer le service public pour les pas riches, les pas forts, les pas rentables ! Une municipalité a, par exemple, la possibilité de choisir d’obtenir la gratuité des transports publics afin que l’écolier, le retraité ou le chômeur puissent accéder à la mobilité (douce en plus) comme les autres. Elle a la possibilité de décider de ne pas péjorer les conditions de travail des employés de la ville, de soutenir les petits commerçants et les agriculteurs tués les uns après les autres par les gros distributeurs ainsi que les artistes locaux mis au rebut par les DJ’s à la réputation mondiale qui déferlent sur le Flon.
Le problème est que, généralement, les « institués » politiques se soucient plus des autres institutionnels, des institutions, bref des déjà puissants. Un popiste doit être là pour redonner du pouvoir à ceux qui n’en ont pas ou plus.
Lausanne a une majorité rose-verte depuis quelques lustres, quelles sont tes critiques de popiste à son égard ?
Dans un monde capitaliste, les sans-argent sont les sans-pouvoir. Le problème est que la majorité rose-verte lausannoise s’adapte en se soumettant au mouvement mondial qui tend accentuer les différences sociales. Elle y a participé en supprimant l’aide lausannoise complémentaire,ou en cautionnant l’augmentation du billet et de l’abonnement de bus.
Le résultat de cette politique est un programme de centre-gauche qui se termine sur un bilan de centre-droite. Il y a moyen de faire mieux !